OUTRAGE : Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire. (Jean Jaurès)

Publié le par cresantignes.info

 

Dans la lettre de délation à entête de la Commune qu'il a envoyée au préfet et au procureur, à la suite des incidents ayant émaillé la cérémonie des vœux de janvier 2012 [lire et écouter en cliquant ici], le maire Blanchard a fait des événements le récit accusateur suivant :

 

Quelques minutes après ma prise de parole, cet individu s'est mis à hurler m'obligeant à interrompre mon discours. Il vociférait en ces termes : "Menteur, le Maire n'est qu'un menteur…". Il est alors devenu très agressif, […] c'est mon fils Benjamin (18 ans à peine) qui a du s'interposer, prenant peur devant les menaces qu'il me proférait. […] tel un fou furieux. Dès la fin de mon intervention, il s'est remis à hurler de plus belle "Le maire ment, c'est un menteur…" Et bien d'autres choses encore.

signé :        Le Maire

Blanchard

 

Note : Seul Blanchard, maire, peut publier –comme je l'ai mis au défi de le faire- la teneur intégrale de cette lettre de dénonciation infâme qui ne m'a été révélée que récemment.

 

Cette dénonciation visant à faire condamner "l'individu", "fou furieux", "dangereux" que décrit le maire, officier de police judiciaire, est accablante mais, détail sans doute aux yeux de son auteur, c'est une imposture : elle est mensongère.

 

J'invite tout un chacun à prendre connaissance de l'enregistrement sonore de ce que fut la réalité de ma réaction verbale après que Dominique Blanchard m'ait eu insulté et mis en cause publiquement.
J'invite tout un chacun à prendre la mesure de sa réaction violente lorsque j'ai osé en réponse à ses insinuations malveillantes, le renvoyer poliment à ses mensonges budgétaires de l'année précédente.

 

 

 

On constatera preuves sonores à l'appui que :

 

1) Blanchard omet consciencieusement de mentionner que c'est lui qui, brutalement dans le fil de son discours m'a attaqué et insulté : "Il en est de même pour le service des eaux. Ce n’est pas notre olibrius local…" (Blanchard) 

A cette insulte publique, j'ai réagi spontanément mais avec mesure, sans injure, sans menace et sans violence : "Oh ! hé, ça va" (Vaudez)

 

2) Blanchard a néanmoins continué la lecture de la phrase où il me mettait en cause : "et ses interminables diatribes et polémiques stériles… "

ce qui, puisqu'il dénigrait publiquement mes écrits, m'a amené, en réplique, à lui poser une simple question précise et circonscrite concernant ses déclarations publiques mensongères grotesques à propos des finances de la commune en 2010 : "Vous feriez mieux de nous parler un petit peu de vos vœux de l’année dernière quand vous avez annoncé 140 000 € de solde du compte administratif. Où est ce qu’ils sont les 140 000 €, Monsieur ?"  (Vaudez)

 

3) Quand Blanchard prétend qu'il m'a entendu "vociférer" : "Menteur, le Maire n'est qu'un menteur…", il se livre à une dénonciation calomnieuse, délibérée puisque, s'il n'a pas de mémoire, il pouvait comme tout le monde, consulter le soir même, l'enregistrement intégral de son discours sur le blog CRESANTIGNES.INFO.

Ni à cet instant, ni ultérieurement mes propos n'ont été ceux que Blanchard m'accuse d'avoir tenus. Soyons clair, le maire Blanchard dans son courrier aux autorités préfectorales et judiciaires a menti…

 

4) Le récit épique où Blanchard met en scène son fils s'interposant entre son père et l'agresseur présumé, relève du fantasme : les habitants présents ce soir là apprécieront. Dommage, ce soir là il n'y avait pas de caméra, juste un enregistreur. Une chose est sûre cependant, la bande audio permet de vérifier qu'AUCUNE menace n'a été proférée par moi. Le texte de Blanchard affabule et me salit volontairement.

 

5) Enfin Blanchard se garde bien dans sa lettre accusatrice, de raconter ce que fût sa réaction face à une simple question qui lui était retournée poliment suite à ses propos me mettant en cause. Comme le prouve, l'enregistrement, elle fût violente : "Fous le dehors, fous le dehors..." (répété 5 fois !) ordonna-t-il.

 

La lettre de dénonciation de Blanchard se poursuit dans ce style accusateur, calomnieux, diffamatoire. Elle prêterait à sourire et inciterait au mépris mais elle est celle d'un Maire et m'a value une condamnation pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique". Pour apprécier toutes les conditions de cette condamnation (un gendarme a prétendu qu'une fois sorti de la salle, je lui avait déclaré que le maire était "un voleur" !), il faut lire le dossier mis en annexe.

 

Pour mémoire et par analogie :

 

Le 17 décembre 2007 le maire Blanchard, entreprenant de m'expulser par la force de la salle du CM, où il offrait à boire à ses sympathisants (selon son expression), avait porté la main sur moi.,. Ce jour là l'une des personnes qu'il avait invitée à boire après le CM, suivant son exemple violent, m'avait en me poussant fait tomber et fracturé 2 côtes. Pour couvrir ces actes peu glorieux à l'approche des municipales de 2008, le maire m'avait alors accusé de lui avoir en sortant claqué la porte au nez et de lui avoir cassé une dent ! Cette accusation mensongère du maire m'avait valu une condamnation à 2 mois de prison et à plusieurs milliers de dommages et intérêts pour un acte que non seulement je n'avais pas commis mais que la configuration des lieux rendait tout a fait invraisemblable. Mais lui était le Maire et grâce à quelques témoignages de complaisance (Salami Monique, Thionville Laurent, Rigon mère et fils, feu Viaron Patrice et quelques autres…), sa parole prévalut devant le juge, en première instance.

La Cour d'Appel, appelée à réexaminer l'affaire, annula le jugement de1ère instance, me relaxa de l'accusation portée contre moi par le maire Dominique Blanchard et le débouta de toutes ses demandes. Un drame fût ainsi évité de peu. Je garde de cette affaire un profond sentiment de dégoût : comment le maire Blanchard qui m'avait accusé et ceux qui ont fait des faux témoignages, ont-ils pu en conscience faire condamner ou laisser condamner une personne qu'ils savaient toutes et tous, être innocente.

 

Mon blog d'action citoyenne CRESANTIGNES.INFO est né pour exprimer mon écoeurement face à de tels comportements indignes (lire en cliquant ici). Ce blog m'a valu depuis bien des ennuis mais aussi la satisfaction de constater que les 130 articles publiés n'ont jamais été judiciairement attaqués sur le fond. Dans l'opacité municipale ambiante, ces textes documentés apportent une lumière critique sur ce que fut la mandature de Dominique Blanchard and Co. En un peu plus de 3 ans, ce blog a reçu quelques 6 200 visites et quelques 20 000 pages y ont été consultées.

 

"Nous ne devons pas croire avant d'avoir épuisé toutes les chances de savoir."
                                                                                       (Robert MUSIL)

 

Dossier annexe : [cliquer ici] 

Publié dans Information communale

Commenter cet article