EAU : le bilan du maire... "ça vous regarde pas"

Publié le par cresantignes.info

Objectif 20/20                                                                       ACCI Crésantignes

Complément d’information

sur la très médiocre qualité de l’eau du robinet

distribuée par le COPE DE CRESANTIGNES

et son président D. BLANCHARD

 

Un nouveau pic de pollution aux nitrates (53 mg/L) a été enregistré par l’ARS (Agence régionale de Santé) à la mi-janvier.

EAU : le bilan du maire... "ça vous regarde pas"

Net progrès par rapport aux fois précédentes, puisque sans que je sois intervenu smiley, les habitants de Crésantignes en ont été informés assez rapidement par un COMMUNIQUÉ cosigné par le Directeur du SDDEA (Syndicat des eaux de l’Aube) et par le maire Blanchard, président du COPE de Crésantignes. Enfin cosigné, c’est beaucoup dire puisque lors du dernier CM (conseil municipal), le maire a accusé le Syndicat des eaux d’avoir utilisé sa signature sans son accord.

Le maire Blanchard :
"[...] i's'ont pris ma signature, i's'ont fait un "copié-collé [...]"
et inimaginable :
"[...] Je suis quand même étonné qu'il y ait des nitrates à cette époque ci. [...]"

 

Incroyable ! les gens du SDDEA font son boulot, lui livrent un « communiqué modèle » tout prêt à être reproduit et distribué dans les boites à lettres, et lui les met en cause, une fois de plus (voir sur le site CRESANTIGNES.INFO, l’article intitulé une Fâcherie fâcheuse). S’il n’était pas d’accord, rien ne l’obligeait à (faire) distribuer ce document. Il aurait pu aussi, comme il a su le faire avec une annotation marginale qu’il a occultée (texte), cacher son paraphe soi-disant « usurpé » avant de lancer la reproduction !

Mais non, soit disant assailli par "30 coups de téléphone" (rien que cela !!), il a préféré (faire) distribuer ce communiqué à quelques 150 exemplaires avec son nom en exergue et laisser croire ainsi qu’il en était sinon l’auteur, du moins le coauteur ! Tu parles….

 

Le droit de savoir.

Ce communiqué du SDDEA satisfait à cette exigence démocratique qu’est le DROIT DE SAVOIR des consommateurs et citoyens. Quand les analyses d’eau de l’ARS révèlent un dépassement des normes réglementaires (50 mg/L pour les nitrates), chacun doit pouvoir CHOISIR et selon sa sensibilité, soit avaler sans rechigner son verre d’eau à 53 mg/L de nitrates, soit s’abstenir de boire l’eau du robinet… pendant l’alerte !

Certes, [… un dépassement de la limite de qualité en nitrates sur quelques jours n’entraine aucun risque sanitaire.] dit le communiqué. «Aucun» c’est beaucoup dire mais risque infime probablement ; à court terme, « on va sûrement pas en crever »…. subito. Mais entre "être un peu au dessus de 50" et "être un peu en dessous de 50", la différence est... minime !

 

Et sur le long terme ?

Depuis ce pic de pollution aux nitrates de l’eau, une nouvelle analyse de l’ARS (30 janvier 2020) a révélé un taux de nitrates de 42mg/L. Pas de quoi se réjouir : cette valeur certes inférieure à 50, est « élevée » pour reprendre la terminologie de l’ARS.

Interrogeons-nous : quel est le « risque sanitaire » « pour les femmes enceintes, les nourrissons et les personnes fragilisées par la maladie » mais aussi pour nous toutes et tous qui «pissons » déjà du glyphosate, si tous les jours sur le long terme, on boit une eau dont la teneur moyenne en nitrates flirte en continu avec le plafond de la non-conformité ? 

Tel fut le cas tout au long de l’année 2019 à Crésantignes (voir sur le site CRESANTIGNES.INFO, l’article intitulé EAU : nitrates, le retour) ; les analyses ont montré presque constamment un taux de nitrates supérieur à 40 mg/L, avec une moyenne annuelle de 40,4 mg/L. C’est cette eau-là qu’on a bu ! C’est cette eau là qu’on boit toujours comme l’indique cette première analyse de 2020.

Cette mauvaise moyenne en 2019 classe les ressources en eau de notre commune parmi les 6 % les plus mauvaises de France (parmi 14 200 ressources, 80 % d’entre elles ont une teneur en nitrates inférieure à 25 mg/L dont 60% inférieure à 10 mg/L). Voilà une réalité dont le maire Blanchard qui devrait pourtant se sentir concerné et responsable, ne veut pas entendre parler.

Mais il est vrai, comme le prouve cette photo parue dans la presse (Libération Champagne du 7 février), au sein de TCM, le maire de Crésantignes boit de l’eau… sans nitrates !

Mais la bouteille en plastique et le verre jetable également en plastique… ne font pas bon effet. C’est peut-être pour cela qu’à Crésantignes, lors des « cérémonies » privées ou publiques, on sert du champagne (marque BOSTEAUX, producteur local) et... dans des coupes en verre.

 

Pour une information régulière des habitants...

Depuis des mois (octobre 2017 !), j’ai régulièrement demandé (par écrit !), à pouvoir m’entretenir avec des représentants compétents de la municipalité pour évoquer les problèmes de notre quotidien crésantin : celui de l’eau bien sûr mais aussi de la voirie, de l’urbanisme, des milieux naturels à protéger, des voisins vigilants ( !), des emprunts communaux aux taux exorbitants, de la caisse noire « eau du lavoir », du respect des morts et en termes d’incivilité, de l’éthique et de la morale des élus….

Faute de réponse et sans doute aussi de compétences, j’ai sollicité des réunions d’information publiques sur ces thèmes variés. En vain.

Où est passé le rapport d'étude BAC (ou PAC) ?

En 2013 (?), le maire certes un peu contraint et forcé avait commandé une étude hydrogéologique conjointe avec Javernant sur « le Périmètre d’Alimentation et de Captage » des eaux communales destinées à la consommation humaine. Coût de cette étude : plusieurs (?) milliers d'euros payés non pas par les pollueurs mais par les contribuables. Le rapport de cette étude au demeurant fort intéressant, a été communiqué en 2018 ( ?) au maire Blanchard. Contrairement à ce qui s’est fait dans des communes voisines (Eaux Puiseaux, Vosnon…par exemple) où un tel rapport avait donné lieu à une restitution publique très suivie, le document parvenu à Crésantignes a été caché à la population par le maire et son conseil.

Comme il fallait s’y attendre, le rapport mettait l’accent sur l’origine quasiment exclusivement agricole des pollutions relevées sur le périmètre étudié.

Les contribuables ont le droit de payer mais pas celui de savoir.

 

De la visite de la directrice de l'ARS à Crésantignes..

Comme m’a notifié récemment le maire Blanchard à propos de la venue à Crésantignes (quel honneur et quelle gloire) de la directrice de l’ARS (Agence Régionale de Santé) : « cela ne vous regarde pas ». Tout est dit !! Pourtant, ils semblent avoir parlé d’eau… si on se réfère à l’annonce faite devant un CM, comme à son habitude muet et indifférent aux conclusions de cette rencontre eau plus eau niveau.

Extrait du CM du 16 décembre 2019

 

Se donner les moyens d'informer la population :                                                           pas question !

Citation :

"Un homme qui n'est pas informé est un sujet, un homme informé est un citoyen" Alfred SAUVY

J’ai suggéré (proposant même d’aider à la mise en œuvre ! voir ici") que la commune se dote d’un site Internet communal pour un minimum de communication et d’information. Silence radio et dans les rangs. Ces choses ne sont manifestement pas dans la culture du maire et de ses conseillers.

 

Pierre VAUDEZ

Citoyen et contribuable

de Crésantignes.

Le 11 février 2020

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